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J’habite… mon quartier

Un kilomètre à pieds… ça n’use pas tellement les souliers. Ce serait même une distance vitale, à parcourir chaque jour, si l’on en croit les pratiques conseillées de ces derniers mois. Un cercle d’un kilomètre de rayon s’étend sur 3,14 kilomètres carrés, de quoi contenir pas mal des lieux nécessaires à la vie quotidienne. D’autant que ces cercles centrés sur le domicile de chacun se croisent et forment des sous-ensembles qui additionnent leurs aménités. Depuis chez soi d’abord, qui constitue le point central, il y a la proximité des amis devenus voisins ou peut-être le contraire. La période récente a révélé les ressources solidaires de certaines cages d’escalier, comme celles des balcons investis de nouveaux pouvoirs sociaux.

Sortons ! Car si un logement s’arrête administrativement à sa porte, le fait même de pouvoir l’habiter suppose qu’il s’insère dans un ensemble qui le dépasse. Il lui faut d’abord des commerces accessibles à pieds, et de toutes sortes : de la boulangerie à la supérette en passant par le boucher, le cordonnier, le tabac, le fleuriste et la pharmacie. Indispensables aussi : des services, publics comme une école à minima, ou un collège, une poste ; ou privés, une maison de santé, un laboratoire ou un dentiste. Que manque-t-il encore ? Bien sûr, des espaces moins bâtis, places, squares ou parcs pour s’écarter un peu de l’animation urbaine sans avoir à quitter la ville. Et puis de quoi aller plus loin, travailler souvent, même si l’on ne dispose pas d’une voiture : une station de bus ou de métro, voire une gare.

Les villes doivent-elles toutes suivre ce modèle traduit récemment par l’anglicisme « marchable » ?  Malgré la diversité de la pensée urbaine, on trouve bien peu d’opposants à ces petites centralités qui mélangent tant de fonctions, ces morceaux de ville qui nous sont familiers et que nous appelons « quartiers » ou plus joliment « voisinage » ? Pourquoi a-t-on alors, au cours de l’histoire, fonctionnalisé la ville en séparant les logements de ce qui leur est nécessaire ? En spécialisant des lieux destinés à seulement travailler ? En regroupant loin des habitations les commerces ou les hôpitaux ? Question à Toits Multiples apporte des réponses, historiques, économiques et sociologiques et de nouvelles pistes à suivre pour remettre le logement à sa place, centrale.

Sans jargon et sans langue de bois, après l’Inventaire des Réinventer et Ça déménage dans l’aménagement, notre nouvel ouvrage rédigé par CITY Linked et Catherine Sabbah, le QTM, Question à Toits Multiples paraîtra à l’automne.

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Ouvrage réalisé avec le soutien de  : Altarea Cogedim, Care Promotion, CDU, Engie Aire Nouvelle, I3F, Les Résidences Yvelines Essonnes, Novaxia, SADEV94, Tonus Territoires et d’autres à venir !

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